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punaise je clique sur j'aime je veux dire "ça m'intéresse". ..http://babay aga.centerblog .net
Par babayaga, le 28.03.2014
même expérience avec les mots (même si je n'en donne pas en ce qui me concerne une explication aussi catégoriq
Par babayaga, le 28.03.2014
oui...mais ça ne se demande pas, non? (moi aussi marquée par une famille où on ne le disait pas, et où le doig
Par babayaga, le 28.03.2014
le "j'aime " en particulier pour "la rivière est profon-on-de". ..http://babay aga.centerblog .net
Par babayaga, le 28.03.2014
arrivée ici effectivement par hasard, en furetant dans le sommaire de center blog, le mot "borderline" ... et
Par babayaga, le 28.03.2014
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Date de création : 24.12.2012
Dernière mise à jour :
25.11.2014
70 articles
Bulletin 85 Juillet 2009
Source : http://www.adps-sophrologie.com/cgi-bin/go/annonce-adps.cgi?voir&numero=20090701095704
La pathologie abandonnique (extraits)
" Un seul être vous manque et tout est dépeuplé... "
Cette célèbre citation de Lamartine pourrait à elle seule résumer ce bulletin, consacré à l'angoisse l'abandon et les pathologies qui en découlent. Je vous propose de suivre ici quelques cas typiques et exemplaires de ce que peuvent ressentir les personnalités dites " abandonniques " et les différentes stratégies d'évitement qu'elles ont mises en place pour ne pas faire face au vide de l'absence.
Encore une fois c'est du côté des relations précoces qu'il faut se tourner pour comprendre ce qui se passe. Car c'est à ce moment là que le nourrisson va acquérir (ou non) une base de sécurité solide qui lui permettra de se séparer de son objet fusionnel premier, et acquérir une individualité propre grâce à laquelle il pourra ne plus vivre dans une dépendance anaclitique à l'autre. Anaclitique (étymologiquement : " s'appuyer sur ") est ici employé pour décrire un type de relation particulier où l'individu s'appuie, se fait porter entièrement par l'objet de son " amour ", créant ainsi par rapport à lui une très forte relation de dépendance et une très grande peur que ce support ne le lâche, ce qui provoquerait son effondrement.
Ainsi la présence de l'autre est vécue comme indispensable à la survie de l'individu, son éloignement est vécue comme une menace d'effondrement, de dislocation de la personnalité toute entière (n'oublions pas que les racines de cette pathologie renvoient à des vécus très précoces). Le sujet va donc littéralement s'agripper pour ne pas sombrer dans le gouffre de son vide intérieur .
Cette dépendance prend parfois le visage de l'amour, voire de la passion, mais seule la peur de l'abandon par l'objet et l'intense avidité affective de l'individu déclenche cette force et cette violence de sentiments. Car le véritable amour entendu comme une relation complémentaire à un autre séparé et différent est tout aussi angoissant. L'immaturité affective ne permet pas de reconnaître l'altérité de l'autre vécue comme menace. C'est l'éternel dilemme " trop près- trop loin " qui gère la vie de ces personnes. Le sujet vit sous la perpétuelle menace de la survenue d'une catastrophe déstructurante (l'abandon) qui de fait s'est déjà produite il y a très longtemps. D'où toute une série de mesures de prévention pour éviter le retour de cette expérience et les états d'alerte irrationnels qui se déclenchent dès qu'une menace de cet ordre est pressentie. Nous avons vu que ces conduites sont par contre très diverses, allant du raccrochage visible, à la servilité pour ne pas déplaire, jusqu'à la prise de contrôle de l'environnement en passant par l'évitement des investissements par crainte de les voir mal tourner.
Là peut se trouver la racine de l'écueil sur lequel s'échouent nombre de thérapies. Car mises à part quelques exceptions, ces personnes ne semblent ni inadaptées, ni très en souffrance. Certaines même, font preuve d'une grande lucidité. Toutefois dès que survient le spectre de la séparation, si petite soit-elle, on se heurte à un blocage majeur : tout semble se figer. La pensée s'arrête, les mots pour la dire aussi. Seule règne la terreur, une terreur indicible, paralysante, impossible de raccrocher à un souvenir conscient. Car l'ancienneté du traumatisme n'en permet pas la conscience qui parfois se fait jour dans un vécu purement corporel. Pour en donner une image, il faudrait s'imaginer un nourrisson dans un premier temps épanoui et bien traité dans les bras d'une mère aimante et sécurisante qui tout d'un coup est " lâché " et se voit tomber dans une chute vertigineuse où son Moi naissant et immature contenu jusqu'ici par l'environnement maternel se disloque. Il n'est pas étonnant que ces patients soient victimes d'une terreur viscérale à l'approche du gouffre et se cabrent dans une réaction de survie, refusant de faire un pas plus avant. A moins qu'ils n'aient pris comme tactique préventive de toujours se situer très loin du gouffre pour surtout ne pas prendre le risque d'y tomber. Et ceci, le plus souvent dans la plus parfaite inconscience, nous avons vu pourquoi.
Que cette terreur soit aussi illusoire que les autres peurs inconscientes n'est pas le problème. Le problème c'est sa force, et les mécanismes de défense qu'elle a entraîné, véritables mécanismes du désespoir auxquels les patients se raccrochent dans un réflexe de survie, pour éviter une catastrophe dont la menace est pourtant depuis longtemps écartée. C'est un long travail d'intelligence, de patience et de volonté qui les attend, mais la récompense est à la hauteur du sacrifice consenti : il n'y a qu'à imaginer la liberté que peut ressentir quelqu'un qui a toujours vécu avec une épée de Damoclès sur la tête et qui voit cette épée disparaître !Bulletin 85 Juillet 2009